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Professionnel de la santé

Mes plus de 10 ans d'expériences auprès de nombreux patients devenus intolérants aux ondes électromagnétiqes (EM), m'ont montré que la prise en charge est souvent complexe, longue et spécifique. Mais devenir électrohypersensible (EHS) n'est pas une fatalité. De nombreux patients retrouvent une qualité de vie satisfaisante, et certains guérissent de cette maladie environnementale, alors même que le rayonnement environnant ne cesse d'augmenter !

Du soutien pour prendre le bon chemin !

Recommandation pour la prise en charge

L'EHS, une maladie environnementale

L'EHS ou le syndrome des rayonnements électromagnétique (S-REM) est à la fois une maladie - puisqu'il est possible d'en guérir- et un problème environnemental. Il est donc nécessaire d'agir à la fois au niveau de la personne et au niveau de son environnement. 

L'apparition d'une intolérance aux ondes électromagnétique révèle souvent des déséquilibres sous-jacents, même chez des personnes qui se sentent globalement en bonne santé. Certains facteurs peuvent en effet sollicter l'organisme de manière permanente sans provoquer de symptômes évidents au départ. Il peut s'agir, par exemple de matériaux ou de corps étrangers présents dans le corps comme des amalgames au mercure ou autres composites qui ne sont pas tolérés par le patient, générant des tensions chroniques sur tout le corps. D'autres éléments peuvent intervenir : inlammation nerveuse d'origines diverses, maladies chroniques, parasitoses, terrain fragilisé ou système immunitaire déjà surchargé. 

L'environnement électromagnétique des matières dans ou sur notre corps

L'environnement électromagnétique comprent à la fois les rayonnements artificiels et les rayonnement des matières qui nous entourent (chaque matière émettant son propre rayonnement électromagnétique). 

Dans l'environnement le plus proche, certains matérieaux présents en bouche (amalgames au mercure, composites modernes) mais aussi verres de lunette et autres matières, peuvent générer des tensions sur le système tonique postural. Il y a alors une incompatibilité vibratoire de ces matières avec le corps. Les ondes que le corps reçoit sont incohérentes avec son propre champ oscillatoire. Une malocclusion dentaire peut également être source de tension. 

Ces tensions vont affecter l'ensemble du corps et bien souvent potentialiser les effets du rayonnement électromagnétique artificiel provenant de l'extérieur. Chaque tenstion corporelle se traduit par des charges électriques. En effet, lorsque le patient est mis à la terre, le patient se décharge et la tension disparaît.

Pour toutes ces raison, il est important d'orienter le patient vers un bilan d'occluso-électrosensibilité. Suite à ce bilan, un traitement dentaire savère souvent nécessaire. 

corriger lien bilan occluso-électrosensibilité et espace sup. 

Mesure de l'expposition aux champs électromagnétiques (CEM)

La mesure de l’exposition aux champs électromagnétiques (CEM) est également une priorité pour les personnes EHS. Une expertise à domicile peut permettre au patient de retrouver rapidement une qualité de sommeil et de diminuer voir supprimer de nombreux symptômes. Mais, si le contrôle des rayonnement EM est plus ou moins aisé dans son lieu de vie, il n'est pas possible ou que partiellement à l'extérieur. 

Selon les directives de l’Association médicale autrichienne pour le diagnostic et le traitement des problèmes de santé et de maladies liés aux CEM (2012), ainsi que de l'avis de l’Académie européenne de médecine environnementale (EUROPAEM), faire une mesure de l’exposition du patient aux champs électromagnétiques, suivie de propositions pour la réalisation d’aménagements adéquats, est non seulement une nécessité, mais un processus essentiel à la base de tout traitement. Pour l’EUROPAEM « la méthode principale de traitement devrait se concentrer sur la prévention ou la réduction de l’exposition aux CEM à savoir de réduire ou éliminer toutes les sources de champs électromagnétiques à la maison et au travail (2016). » 

De nombreux retours de patients montrent que de telles mesures sont une priorité.

Corriger lien diag. et espace. 

Une prise en charge globle et personnalisé

Retrouver une qualité de vie est souvent un chemin complexe et spécifique pour chaque patient. Pour cette raison, la prise en charge du syndrome d'intolérance aux rayonnements électromagétiques S-REM, devrait également comprendre un accoompagement global: 

  •  coaching type comportemental (alimentation, réduction du stress, autres); 
  • traitements holistiques (thérapies anti-oxydatives et anit-nitrosatives, oligo-éléments, vitamines, adides aminés); 
  • traitement des symptômes qui sont présents par ailleurs et parfois amplifiés en présence des CEM; 
  •  éventuellement une détoxification au métaux lourds, 
  • si nécessaire, un suivi psycho-social. 

Le diagnostic

Bien que les critères de diagnostic médical existent, il ne sont actuellement pas reconnus  sur le plan légal. Le patient ne peut donc pas être couvert d'un point de vu assurantiel. Voir médecine environnementale. Ce syndrome peut se définir comme « un trouble acquis caractérisé par de nombreux symptômes récurrents, attribués à une exposition à des champs électromagnétiques tolérés par la majorité des gens et non expliqués par aucune affection médicale, psychiatrique ou psychologique connue. » (Mild et al. 2006). Celui-ci n'est toutefois pas reconnu légalement sur le plan assurantiel. 

Les symptômes associés à l'intolérance aux CEM, peuvent être des maux de têtes, accouphènes, trouble de la concentration, fatigue intense, sensation de chaleur, picôtements, autres. Pour une liste plus coomplète, se référer à la première partie du questionnaire pour l'évaluation de l'EHS. 

Questionnaire pour l'évaluation de l'EHS/S-ICEM ou S-REM

Ce questionnaire a été réalisé par "Electrosensible". Il s'inspire des documents de 2016 mis à disposition par l'EUROPAEM, ainsi que des symptômes décrits dans le rapport d'expertise de l'Anses de mars 2018. 

Ce questionnaire donne une valeur ipsative (et non standardisée), c'est à dire qu'ils permettent de comparer les sujets à eux-mêmes. Ce qui est utile pour observer l'évolution des symptômes en fonction du traitement mis en place. 

Le premier questionnaire donne des indications sur la nature des symptômes (possiblement liés à une exposition aux CEM) et sur leur fréquence. Il permet :

• au patient de décrire ses symptômes et de se sentir médicalement compris et reconnu.

• au personnel soignant de considérer l’ensemble des symptômes dont peut souffrir le patient en lien avec les CEM ;

• au patient ou personnel soignant de faire des liens entre certains symptômes et une exposition aux CEM: « et si mes acouphènes étaient la conséquence d’une exposition prolongée aux CEM ? ».

Le deuxième questionnaire donne des indications sur la variation des symptômes liés aux CEM en fonction du moment et du lieu. Ce questionnaire est très important pour réaliser un diagnostic différentiel. En effet, une variation nette des symptômes en fonction des moments ou des lieux doit suggérer une intolérance aux CEM. Cependant, si la variation des symptômes en fonction des moments et des lieux n’est pas évidente, ce n’est pas pour autant que la personne n’est pas intolérante aux CEM. Elle est peut-être tout simplement exposée au quotidien dans tous ses lieux de vie aux CEM (par exemple même en pleine nature si l’antenne relais est proche) ou ressent ses symptômes après avoir été exposée aux CEM. D’où l’importance d’un entretien pour compléter ces questionnaires.

Le troisième questionnaire permet de prendre en considération le patient dans sa globalité selon le modèle biopsychosocial de Engel (1977). Ceci est d’autant plus important que les conséquences sociales et psychologiques résultant d’une intolérance aux CEM peuvent être très graves (perte d’emploi, isolement social, problème financier, sentiment de désespoir, etc.). Ainsi, si le patient est anxieux ou déprimé, le thérapeute sera à même de prendre en compte les facteurs situationnels qui peuvent à eux seuls suffire à induire un trouble ! Ceci évitera tous procédés d’attribution dispositionnelle , malheureusement trop courants dans cette problématique, sachant que la non-reconnaissance de l’EHS/intolérance aux CEM par nos autorités suisses, encourage cette situation !

Selon l’intensité de certains symptômes, il peut être judicieux d’investiguer l’état dépressif et le risque suicidaire de la personne EHS. Les échelles suivantes, issues des thérapies cognitivo-comportementales peuvent être utilisées :

• BDI-2 : Inventaire de Dépression de Beck: lien pour acheter le questionnaire : https://www.pearsonclinical.fr/bdi-2-inventaire-de-depression-de-beck

• BHS : Echelle de désespoir de Beck (lien pour acheter le questionnaire : https://www.pearsonclinical.fr/bhs-echelle-de-desespoir-de-beck

Télécharger les doc sur l'autre site. 

MedNis

MedNis est un réseau suisse de conseil médicall sur le rayonnementn non ionisant. Ce réseau de médecins-conseils est répartis dans toute la Suisse. Les médecins traintant-e-s peuvent adresser leurs patient-e-s pour une consultation spécialisée sur le rayonnement non ionisant et la santé. Pour plus de renseignements, se rendre sur le site de MedNis. 

ARRA

L'ARRA (Alerte Romande aux Rayonnemens Artificiels) est une organisation sans but lucratif. Elle ltte pour faire admettre q'il existe un risque connu à l'exposition aux RNI et pour empêcher la prolifération des antennes de téléphonie mobile. Elle a pour but de sauvegarder la santé publique.